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Une nouvelle édition d’une initiation au fauchage à la faux était organisée le samedi 08 juin 2019, à la tasselière sur la commune du Plantis dans l'Orne à l’initiative des bénévoles passionnés Olivier et Sylvie Dadure de l’association « le petit jardin des écoliers 61 ».
La matinée a commencé pour les apprentis faucheurs par le visionnage de quelques vidéos et la présentation par Olivier, président de l’association des différents outils et accessoires pour la bonne pratique du fauchage.
Les participants ont pu aussi se familiariser avec de nouveaux mots, enclumette, couiller ou coffin, perroquet, andain, etc.
« La faux est à redécouvrir, pour de nombreuses raisons car elle est écologique, méditative, économique, elle ne pollue pas, ne prend pas de place et elle est facilement transportable, protège la faune et la flore et ne tombe jamais en panne. »
Un petit entretien régulier et cela repart pour de nouvelles coupes.
Bien entretenu, une faux peut faire largement une vie.
En France nous avions dans le passé des taillanderies comme celle de Nans-sous-Saint-Anne dans le Doubs qui fabriquaient de très bonnes lames. Actuellement elle est devenue un musée.
Maintenant pour trouver du bon matériel il faut se tourner vers l’Autriche, les États-Unis, la Russie où des ateliers de taillanderie continuent à produire et innovent dans l’ergonomie de l’outil.
Avec une faux on peut même couper son herbe le dimanche sans embêter ses voisins avec le bruit d’un moteur thermique.
Lorsque l’on fauche avec une faux le rapport au temps change, celui qui a expérimenté sur son modeste terrain comprendra. Le corps du faucheur est souple, le geste ample, le regard vif, l’esprit concentré et décontracté à la fois.
La pratique de la faux peut s’apparenter quelques fois à la pratique des arts martiaux comme celle du taï-chi discipline corporelle qui fait partie des exercices énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise.
On ressent le plaisir de travailler paisiblement en entendant le chant des oiseaux le matin au moment de la rosée en alignant les andains d’herbe fauchée sur le côté.
Le faucheur viendra ramasser l’herbe plus tard, lorsque la chaleur sera tombée. Les voisins n’ont rien entendu et le jardin est net. Aucun baril de carburant n’a été entamé et les marchands de pétrole n’ont rien eu à spéculer cette fois-ci.
L’après-midi, plusieurs ateliers permettaient d’avoir une connaissance pratique concernant l’outil, du réglage d’un manche au battage de la lame et à son affutage à la pierre.
Cette journée s’est terminée par des moments de fauchage sur le terrain, dans un premier temps individuel pour apprendre à maitriser les bons gestes et dans un second temps en collectif et dans le même mouvement.
Une faux bien réglée, une lame bien battue et mouvement correct, c’est un champ à moitié fauché !

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