ob_91468a_abeilleLes abeilles, nos sentinelles de la biodiversité disparaissent !
Dans l'Orne (61) ainsi que dans beaucoup d'autres départements nous avons eu en fin de saison 2017 énormément de mortalité dans nos ruchers.
Personnellement j'ai perdu toutes mes colonies.
Comme cet apiculteur que vous pouvez  voir dans la vidéo ci-dessous, j'avais encore beaucoup de réserve de miel, mais pratiquement plus aucune abeille dans les ruches.
Elles ont surement été empoissonnées à l'extérieur par des traitements agricoles de fin saison contre l'altise.
Si aucune décision rapide et sérieuse n'est prise par l'Etat et l'Europe est-il encore envisageable de continuer l'apiculture ??

Olivier Dadure

Voici le témoignage et le coup de gueule d'un apiculteur breton:

Ce mardi, à midi, sa vidéo a été vue plus d'un million de fois sur Facebook ! Posté ce week-end sur les réseaux sociaux, le cri d'alarme de l'apiculteur Sven Niel, installé à Tréogat (29), a mis de nouveau en lumière, l'hécatombe qui touche les abeilles. Comme de nombreux apiculteurs en pays Bigouden, ses ruches sont décimées par une mortalité hors norme. « Sur 22 ruches, il m’en reste une », témoigne t-il. « En 30 ans, 80 % des insectes ont disparu en Europe, les abeilles ne sont pas épargnées ». 

Si plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce « syndrome d’effondrement des colonies », le collectif pointe plus particulièrement l’utilisation des pesticides. Leur enquête auprès de 21 apiculteurs (196 ruches) de la région fait apparaître un taux de mortalité moyen de 65 %. « Du jamais vu », selon eux. Mais Gilbert Morizur, président des Abeilles finistériennes (550 adhérents), ne constate pas de telles pertes au niveau départemental : "La mortalité est plutôt autour de 15 % et c'est déjà beaucoup. Les abeilles sont très fragiles en ce moment. Le moindre dérèglement leur est fatal. Les néonicotinoïdes (insecticides) ont un impact, il ne faut pas le nier".

De son côté, Sven Niel ne s'attendait pas à pareille audience : "C’est ma fille qui m’a filmé. Ça s’est fait spontanément. Je pensais toucher à peine 1.000 personnes. C’est une grande surprise !".
 
Un numéro de téléphone pour les apiculteurs bretons
 
Enfin, André Lozac'h, président du Groupement de défense sanitaire apicole du Finistère (900 adhérents), signale que l'Etat a mis en place un Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA). Il s'agit d'un guichet unique et gratuit pour signaler les événements de santé. Ainsi, tout apiculteur constatant une mortalité ou un affaiblissement de ses colonies sur un de ses ruchers localisé en Bretagne est invité à le déclarer au : 02 44 84 68 84, ou par mail : declaration-omaa@gtv-bretagne.org. Un vétérinaire se déplace. A ce jour, une trentaine de déclarations ont été enregistrées.